Restauration des bassins du Bain des nymphes et du Dragon
Les jardins de Versailles, conçus à la demande de Louis XIV par André Le Nôtre, prolongent avec majesté les lignes architecturales et les perspectives du château de Versailles. Alliant l’art à la nature, ils constituent le pendant végétal de la résidence royale, formant avec elle un ensemble indissociable.
Dès 1664, Louis XIV rassemble les plus grands artistes de son temps pour créer des œuvres destinées à orner ces jardins. Groupes sculptés, figures allégoriques, bustes et vases — réalisés en marbre, bronze ou plomb — viennent embellir cet espace. Ce corpus sculpté évolue au fil du règne, influencé par les tendances esthétiques et les orientations politiques du souverain. Dans les premières années, la mythologie galante domine l’ornementation des jardins, reflet du Versailles des fêtes. Progressivement, elle est remplacée par une iconographie apollinienne dans laquelle le dieu solaire devient l’emblème de Louis XIV, représentant l’harmonie et l’ordre universel.
À partir de 1682, avec l’installation définitive de la cour à Versailles, la sculpture prend une dimension politique plus marquée. L’introduction d’œuvres antiques ou de leurs copies vise à faire de Versailles une « nouvelle Rome », affirmant son statut de centre du pouvoir et de modèle culturel.
Pierre-Hippolyte Pénet, conservateur en chef du patrimoine chargé de l’architecture, des sculptures et des décors au château de Versailles, présentera les opérations de restauration du bassin du Bain des nymphes et du bassin du Dragon