Académie

des Sciences Morales
des Lettres et des Arts de

Versailles

et d'Île-de-France

Activités culturelles de nos membres et des amis de l'Académie


Rencontre
Témoignage de Samuel Sandler le mercredi 17 novembre à 15h au Chesnay

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Eoliennes : du rêve aux réalités

Voici le lien, communiqué aimablement par notre confrère Eric Roussel avec son autorisation de publication, vers ce documentaire passionnant ; si vous regardez les 10 premières minutes, vous irez certainement jusqu'au bout.

Non les éoliennes ne sont pas écologiques pour la France.
Non les éoliennes ne permettent pas de supprimer des centrales à gaz, au charbon ou nucléaires.
Non les éoliennes ne créent pas d'emploi en France, mais à l’étranger, et en détruisent en France.
Oui le contribuable français enrichit sans aucun risque les promoteurs des éoliennes, qui sont tous étrangers ou au moins majoritairement étrangers.

Éoliennes : du rêve aux réalités | Le film documentaire (2021) (eoliennes-lefilm.com)

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François-Henri Briard - Publication du livre "Vivre libre"

Avec Vivre Libre, François-Henri Briard signe un essai sur le sens juridique et philosophique des libertés aujourd’hui en France. Alors que certains dénoncent une violation constante des libertés fondamentales des Français, au regard notamment de la crise sanitaire que nous traversons depuis plus d’un an, l’auteur met en avant le fait que jamais dans notre Histoire, nous n’avons disposé d’un tel arsenal interne et international de protection des libertés.

Communiqué de presse


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Exposition  d'Isabelle de Hédouville.F

Galerie Maître-Albert à Paris, du 7 au 20 juin 2021


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Hugues de Bazelaire - Rencontres de L'ARSET

Notre confrère Hugues de Bazelaire va intervenir le 26 mai au colloque de l'association des restaurateurs de sculptures de l'école de Tours sur le thème des fouilles archéologiques de la grotte de Noisy ; vous trouverez dans la pièce jointe un résumé de son intervention et toutes les informations pour obtenir le lien vers sa visioconférence

Rencontres de l'ARSET


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Hervé Fleury - Témoignage

Notre confrère Hervé Fleury - dont la mère a été grande résistante et déportée, ayant à ce titre baigné dans les témoignages concernant cette triste période - nous livre son témoignage personnel de manière distanciée et émouvante.

Porteurs de l'indicible

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Benoît Chenu - La bataille des cinq empires

Notre confrère Benoît Chenu vient d'écrire un livre passionnant sur la guerre de 14-18, plus précisément la bataille des cinq empires au cours de l'été 1916, année où la guerre aurait dû s'achever ; il nous offre une mise en bouche de 20 minutes, expliquant que les nouvelles sources qu'il a consultées permettent de porter un regard nouveau sur les batailles de Verdun et de la Somme, à rebours des idées reçues ; voici le lien sur YouTube sur lequel il suffit de cliquer pour une plongée de 20 minutes au cœur de cet intéressant chapitre d’histoire : https://youtu.be/mzqZ8NUhZ3o

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Article de notre confrère Jacky Simon sur la laïcité après l’affaire dramatique Samuel Paty


LAÏCITÉ UN INSTRUMENT DE PAIX

Jacky SIMON
Vice-Président de l’AFLEC
Médiateur (h) de l’Éducation nationale     

Comment ne pas être inquiet à la lecture de points de vue appelant à une laïcité combattante en réponse au terrorisme le plus odieux. Pense-t-on sérieusement faire taire les fanatiques en leur assénant nos vérités qu’ils méconnaissent et méprisent.

Nous devons évidemment condamner avec force l’assassinat odieux commis contre un enseignant, mais il serait grave de transposer cette indignation en un dévoiement de  la laïcité, fondement majeur de notre République.

Faire référence à une laïcité ouverte, fermée, souple… a autant de sens  que le stationnement toléré par rapport à l’interdit ou l’autorisé, c’est-à-dire aucun. La laïcité est définie par des textes  juridiques appliqués ou non.

La France n’est pas un pays laïque. La société française n’est pas laïque, faut-il le rappeler.

C’est l’État qui est laïque en application de la loi de 1905 qui a instauré la séparation de toutes les églises et de l’État, principe qu’il faut préserver des surenchères. Il protège ceux qui croient comme ceux qui ne croient pas (qui mécroient selon le Coran).

L’État n’a pas à favoriser le développement des religions comme il ne saurait entraver leur exercice, sauf atteinte à l’ordre public.

La liberté de conscience et son exercice, outre dans la loi de 1905, sont inscrits dans la Déclaration universelle des droits de l’homme : 

« Toute personne a droit… de manifester sa religion individuellement ou collectivement, en public ou en privé ».

Vouloir cantonner la  religion dans la sphère intime est un contresens juridique et serait considéré comme une grave atteinte à la liberté d’expression. 

Ce point d’équilibre n’a pas  été atteint  sans  un effort de part et d’autre. Les enseignants comme toujours ont été au premier plan pour expliquer et convaincre souvent à rebours des influences familiales. Convaincus que l’école est une contre société devant lutter contre les attitudes contraires aux principes républicains et à la raison, ils sont plus que jamais en premier ligne pour s’opposer à la primauté de la religion sur la loi de la République. Ils s’adressent à des enfants, mais c’est aussi par leur intermédiaire qu’on peut toucher les parents autant que par des mesures de nature coercitive. 

Mais s’ils doivent être soutenus par les pouvoirs publics, ils sont des  représentants de l’État éducateur et ils doivent agir  avec délicatesse, distance et discernement vis-à-vis d’interlocuteurs qui ne sont pas toujours comme la majorité des Français quelque peu  allergiques au fait religieux.

L’école a de tout temps accueilli des êtres en devenir, donc fragiles et malléables, qu’il faut traiter avec précaution. Jules Ferry avait cela en tête lorsqu’il écrivait en 1883 sa Lettre aux instituteurs :

« …..demandez-vous s’il se trouve à votre connaissance un seul honnête homme qui puisse être froissé de ce que vous allez dire….

Demandez-vous si un père de famille, je dis un seul, présent à votre classe et vous écoutant, pourrait de bonne foi refuser son assentiment à ce qu’il vous entendrait dire. Si oui, abstenez-vous….. ».

 

Mais qu’on ne s’y trompe pas. Son texte visait l’enseignement de la morale et voulait mettre de côté toute allusion directe ou indirecte à ce qui pourrait choquer des convictions religieuses ou philosophiques. On ne dira  jamais assez que la laïcité n’est en aucune façon une religion de substitution. Elle est un outil de la liberté du citoyen accompli ou en devenir.

Cet appel à la modération de mon point de vue trouve un point d’application dans l’affaire des caricatures.

Il ne s’agit en aucune façon de contester l’attitude de Emmanuel Paty qui a agi en conscience et a été la victime d’un acte criminel que rien ne peut justifier

Mais sur un plan général, ne doit-on pas s’interroger sur la nécessité de faire allusion à cette question particulièrement inflammable de caricatures, au demeurant d’un goût douteux , pour présenter la liberté d’expression , en particulier  en milieu scolaire ? 

Cette liberté est incontestable   mais doit-elle être brandie comme un porte-drapeau  de la spécificité française difficilement compréhensible, y compris par les anglo-saxons ? Faisons le de préférence  dans  la langue des interlocuteurs que l’on souhaite convaincre et ne laissons à personne d’autres le soin de traduire (trahir ?) nos propos et explications.

Prenons aussi en compte la charge explosive des réseaux sociaux qui  parcourent le monde entier…

D’aucuns m’accuseront de  lâcheté en la matière. Alors, J. Ferry était-il lui aussi un lâche ? Je ne pense pas que c’est être un lâche que de mesurer les  conséquences de ses actes, fussent-ils  incontestables.

Mais soyons clairs. Cette attitude prudente ne saurait trouver sa place dans l’enseignement des disciplines qui elles sont fondées non sur des opinions mais sur l’état  de la science à un moment donné.

Je sais que de nombreux professeurs d’histoire, de sciences naturelles par exemple sont confrontés à des contestations d’élèves importées de l’extérieur notamment de leurs parents imbibés de théories inacceptables pour un être de raison. Je pense que  ces professeurs doivent être soutenus sans faille par leur hiérarchie qui doit les aider dans leur mission d’éducateur qui n’a rien à voir avec évidemment un endoctrinement. Notre école a la noble mission d’accueillir tous les élèves, même les plus rétifs, avec finesse mais aussi détermination. Elle doit bien séparer ce qui relève de la croyance, domaine de l’individuel de  celui de  la connaissance.

Il me parait souhaitable d’aider à dépasser une situation dans laquelle les religions ont parfois tendance à considérer qu’elles ne peuvent être réduites à une opinion.

C’est le prix à payer contre toutes  les formes de fanatisme à propos desquels toute tergiversation, même bien intentionnée,  est une faiblesse coupable qui ne peut qu’encourager l’intolérable.

En règle générale, les enseignants réussissent parfaitement à obtenir cet équilibre, et ce, quelles que soient les religions  concernées.

Les établissements de l’Association Franco Libanaise (AFLEC)  et de la Mission Laïque Française ( MLF) qui accueillent des élèves de confessions diverses au Liban et dans les  pays du Golfe montrent avec éclat que laïcité et enseignement concourent  à la paix pour le bénéfice de tous les élèves.

 

Faisons un grand pas en avant et donnons sa chance à la fraternité. Il faut être comme le dit l’Ancien Testament  « gardien de son frère ».

Le rôle de l’État sera  toujours  primordial, mais appelons  aussi à une réaction claire et déterminée de toutes les religions de notre pays, réunies,  affirmant leur attachement aux valeurs de la République surplombant la société française.    

 

Le 5 février 2021

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Programme des video-conférences de
la Société Française d’Archeologie

dont nos membres, Bruno Chauffert-Yvart et Frédéric Didier, sont administrateurs :


Les lundis de la sfa

visio-conférences en direct

Pour découvrir et comprendre l’architecture et son histoire dans ses moindres détails, la SFA vous propose Les lundis de la SFA : un cycle de trois à cinq visio-conférences par semestre, gratuites et sur simple inscription par courriel. De l’analyse scientifique de l’architecture d’un monument à une réflexion théorique d’histoire de l’architecture, venez écouter en direct les plus grands spécialistes… depuis chez vous.


22 mars 2021

Jacques Moulin, Les jardins de Versailles, entre "mythistoire" et histoire de l'art

12 avril 2021
Emmanuel Litoux
A la croisée des sources : le château de Saumur et son portrait dans les Très riches heures du duc de Berry

17 mai  2021
Mathieu Lours
L’église idéale dans la théorie architecturale au Siècle des Lumières

21 juin  2021
Jean Mesqui
Histoire du pont
en France avant
le temps des ingénieurs


Société francaise d’archéologie
5 rue Quinault
75015 Paris

01 42 73 08 07

Renseignements sur
sfa-monuments.fr

Le LUNDI à 18h

 

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